Mastectomie : recontruction ou pas ?

2 vidéos sur : reconstruction ou pas après une mastectomie ?

double mastectomie

Vue de profil sans prothèses mammaires

après une double mastectomie


La question s’est posée à moi dès le départ. Mais étant plus préoccupée par le cancer, je ne pouvais pas envisager de reconstruction immédiate car j’avais besoin de connaître l’étendue de mon cancer.

Donc en avril 2012 :

  • mastectomie du sein droit
  • tumorectomie du sein gauche

Là, il s’est avéré suite aux analyses de la tumorectomie que les marges prises lors de l’intervention chirurgicale étaient insuffisantes et qu’il fallait pratiquer l’ablation totale du sein gauche. Ce qui a été fait un mois plus tard.

Il se trouve qu’avant les opérations, il y a plusieurs examens complémentaires à pratiquer. On se retrouve donc dans des salles d’attente avec d’autres femmes qui ont des histoires de cancer plus ou moins similaires.

Et j’ai été interpellée par l’histoire d’une femme très affectée car on devait lui retirer sa prothèse mammaire suite à une rechute du cancer au niveau de sa cicatrice 1 an après sa reconstruction.

Donc, il était possible que même avec une mastectomie, le cancer pouvait repartir.

Pas facile comme situation à vivre.

Bref une reconstruction pour rien.

Avec du recul, je m’aperçois que j’ai bien fait de ne pas avoir envisagé de reconstruction dans la foulée des opérations.

Je me serai trouvée dans la même situation que cette jeune femme.

Comme elle, 1 an après, le cancer est reparti au niveau de ma cicatrice axillaire.

Vivre de nouveau une chirurgie avant la chimiothérapie et la radiothérapie aurait été très violent et douloureux.

Puis, je me suis habituée à mon nouveau corps. Comme j’ai beaucoup maigri, les prothèses auraient peut-être posé des problèmes.

Elles ne maigrissent pas en même temps que nous.

La solution des prothèses mobiles est relativement simple et confortable. Même si je préfère ne pas les porter. Cela réveille mes douleurs dorsales au niveau de mes métastases osseuses.

J’ai tourné pour l’occasion cette vidéo avec mes prothèses mobiles. Mais ce n’est pas moi. Je me préfère sans et puis c’est trop de douleurs.

D’où ma seconde vidéo sans prothèses.

N’hésitez pas à télécharger mon bonus ” Mes premiers jus-santé” pour suivre mon actualité.

Commentaires (11)

  1. chrystèle

    Merci pour ces deux vidéos.
    Je n’ai pas eu de cancer mais la SEP m’a amenée aussi à perdre beaucoup de poids (de 55 kgs je suis passée à 40 kgs pour 1m66). Et bien sûr ma poitrine a fondu …
    Je me suis posée la question d’une reconstruction mammaire. Le chirurgien qui m’avait reçu avait été si insistant que j’avais finalement renoncé à l’opération !
    Il parlait de “sacs cutanés” .. pas très sympa de sa part !
    Je n’ai jamais supporté les soutien gorge donc au final je crois que je me fais à l’idée de vivre avec une poitrine quasi disparue !
    La seule chose qui me mine c’est le regard des autres …
    Surtout dans l’intimité. Pas toujours facile à assumer.
    Chrystèle

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    1. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

      Merci Chrystèle pour ton témoignage. C’est vrai que c’est un réel problème. Je suis passée d’une poitrine d’un 95C à rien. Je peux te dire que le regard des hommes a bien changé. Mon décolleté n’attire plus du tout. Mon mari est un être adorable.

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  2. Cath

    Tu es si touchante, Eliane, dans tes vidéos et je crois qu’en tant que femme on ne peut que comprendre ton propos et ton questionnement . Cette question de la féminité est importante pour nous , souvent aussi maltraitée lorsqu’on commence à prendre de l’âge!!!!
    Moi, perso, je suis sous ton charme !!!Tu es belle comme ça !
    Bises
    Cath

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    1. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

      Merci Cath, cela me touche énormément. Bises.

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  3. marie

    bonjour Eliane je te trouve très courageuse moi aussi je suis touchée par le cancer en 2014 mastectomie a droite et tumeur a gauche ce fut un choc !!!problème génétique ma jeune soeur étant opérée en 2000 de la meme chose et elle est décédee en juillet 2015 du cancer de l ouraque très rare elle avait 62 ans mais j essaie de garder le moral j ai 68 ans pas question de reconstruction je suis sous hormonothéraphie actuellement quelques douleurs mais je ne me plaint pas j ai envie de survivre je suis très entourée par mon mari mes enfants et petits enfants je suis depuis un moment tes videos et prend des conseils merci Eliane moi aussi je te fais de grosses bises

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    1. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

      Merci à toi Marie pour ton témoignage, on est dans la même galère. Il est important de savoir un peu ce qui se passe chez les autres. Je n’ai aucune lisibilité sur le cancer. Je suis la première touchée dans ma famille à part une cousine de mon mari qui est décédée à 42 ans et encore son parcours, je ne le connais pas très bien. Le cancer présente une multitude de facettes, il offre plusieurs images qui peuvent se contredire dans le temps. Tu me regardes en vidéo et tu peux te poser la question : est-ce que je suis vraiment malade ? j’ai une mine resplendissante de l’enthousiasme, je présente le visage de madame Tout va bien et puis je fais 6 mois après le cancer revient… Et ce n’est si facile que cela. Merci Marie pour ton retour puisque c’est avec des témoignages comme le tien que mon blog prend du sens. Amitiés.

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      1. marie

        merci Eliane moi aussi mes amies me resplendissante pleine de courage mais elle ne se doute pas que des fois j angoisse alors je fait des tas de choses gym broderie dessin coloriage marche j apprends a nager bon pas evident je m accroche je te lis souvent et tu m aides beaucoup un grand merci Eliane tu es super et courageuse tu me rassure je te fait de grosses bises

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        1. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

          Merci Marie, cela m’aide à continuer.

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    2. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

      Je suis désolée pour ta jeune soeur et je comprends tes peurs. Le cancer, ce sont des parcours différents, des histoires de vie, des cheminements compliqués. On cherche ce qui peut nous aider à nous maintenir. L’alimentation, une activité physique modérée, de la convivialité, de l’optimisme, les traitements mais parfois cela ne suffit pas. C’est pourquoi l’instant présent est essentiel. Vivre chaque instant comme un moment privilégié… Communiquer avec ses proches, ses amis. Ce sont des petits gestes essentiels qui aident à surmonter les douleurs et les étapes de la maladie.

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    3. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

      Tu sais pour moi, la reconstruction est un sujet complètement annexe. Cela ne m’empêche pas d’aimer et d’être aimée mais je peux comprendre que pour des jeunes femmes, cela peut être une souffrance supplémentaire. Le look est facilement compensé par des prothèses. Je suis des groupes facebook sur la mastectomie, la reconstruction… Tout vole en éclats quand la maladie reprend le dessus. J’aime mon corps comme il est… Passer les premières peurs pour le conjoint… c’est un nouvel apprentissage… on aime l’autre et on ne pose pas de questions. Bon courage à toi.

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  4. moucelline

    Bonjour, pour ma part une mastectomie en 2010 et il n’a jamais été abordée la question de la reconstruction car depuis je n’ai pas eu de répit suffisant pour ne serait ce qu’y penser et sous traitement depuis 5 ans donc je ne suis jamais passée à l’après. Ce qui peut me déranger c’est qu’on a tous des formes de sein différentes et les prothèses il n’en existe que de deux formes et pas simple qu’en grosseur, en densité, en volume cela donne un effet symétrique “acceptable”. De plus même sans être adepte de décoleté il faut que je fasse attention car je n’ai plus le “renflement” du haut du sein, ce qui dépasse du soutien gorge, et cela fait donc un creux, c’est plus pour les col V ou l’été. Les maillots de bain aussi pas simple je trouve d’en trouver un, déjà il n’y en a pas tant que ça, qui ne donne pas cette sensation de creux en haut du sein. Ayant toujours un sein, je ne me vois pas ne pas porter de prothèse pour simuler le second. Je ne pense pas pour autant passer par la case reconstruction, je ressens plutôt des “gênes” vestimentaires que vraiment une mutilation dans ma féminité. Ceci est vraiment très personnel et je pense qu’il faut faire au mieux pour se sentir justement au mieux. Bonne journée à toute.
    Christine

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