Cancer et lâcher prise

Cet article s’inscrit dans le contexte du Festival « À la Croisée des Blogs » du mois de mai.  Ce concept est parrainé par le site http://developpementpersonnel.org. L’édition du mois de mai 2015 est organisée par Christopher Lieberherr du blog « SpeeDevelopment ». Le thème de cette édition est le lâcher prise. Vous pouvez trouver plus d’information sur ce carnaval d’articles en cliquant ici.

 

Le cancer a été l’élément déclencheur qui m’a permis de m’arrêter, d’aller vers le lâcher prise. Mais cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Cela a mis près de 10 ans.

lacher prise

En 2001, j’accepte un poste de direction, grave erreur. J’ai compris dès le premier mois que ce n’était pas fait pour moi. Mais je me suis entêtée.

Premier signe : 1 mois après la prise en main de mon poste, je m’évanouis chez moi suite à un malaise vagal. Une première pour moi, jamais je n’aurais imaginé qu’un jour une telle mésaventure m’arriverait.

Un an après, mon immunité chute, j’ai une varicelle carabinée à 42 ans que je traite massivement pour m’éviter un arrêt de travail. Je me mets une pression démesurée. Je vais continuer sur un rythme d’enfer pendant 7 ans pour être à la hauteur de la tâche qui m’incombe jusqu’à épuisement.

J’ai senti que j’allais y laisser ma peau. J’ai changé de poste. Je suis redevenue une simple enseignante.

D’accord, j’ai lâché mon poste.

J’ai abandonné ma position.

Mais je continuais à me mettre la pression, à vouloir garder au fond de moi la maîtrise de mon environnement.

Alors 2 ans après en 2012, ce n’était pas suffisant : CANCER. Toujours l’envie de tout contrôler…même si je commence à lever le pied.

2013 : récidives ganglionnaires et osseuses. Je lève le pied, je reprends à mi-temps.

2015 : rechute. Alors là, oui j’ai fait le choix d’arrêter définitivement mon travail.

Pourquoi n’ai-je pas réussi à évacuer tout ce stress ?

Y a-t-il une solution ?

Y a-t-il un aussi processus de guérison ?

Je me rends compte que la maladie a été l’expression de puissants conflits intérieurs qu’il me faut absolument évacuer.

Le cancer est une réalité difficile à comprendre, à décrypter pourtant pour aller vers la guérison, je vais devoir poser mes valises.

Alors que faire ? Comment guérir ?

  • en acceptant de changer
  • en me fiant à mon intuition
  • en me libérant de mes tensions intérieures
  • en sachant lâcher prise

Lâcher prise sur quoi ?

  • sur les autres… en me recentrant sur moi
  • sur les événements extérieurs… en me recentrant sur le rythme de la nature ici et maintenant
  • sur les objectifs que je me fixe… en relativisant leur importance
  • sur les émotions négatives…en m’excusant, en me remerciant, en me pardonnant et en m’aimant
  • sur ce qui n’a plus lieu d’être… en acceptant la séparation et les deuils qui en découlent
  • sur ce qui n’est pas essentiel… en se reconnectant avec une dimension plus spirituelle

J’ai eu la chance de bénéficier à l’hôpital de 12 séances de sophrologie et j’avoue que j’ai été conquise par la puissance de cette technique qui m’a permis de me libérer de certains poids et de me laisser aller vers une dimension plus spirituelle.

Dans ma pratique quotidienne, il y a :

  • la respiration pour faire face aux émotions, aux angoisses,
  • le stretching pour libérer mon corps de ses tensions
  • la sophrologie avec les enregistrements de mon professeur pour me soulager de certaines douleurs, pour me remettre en mouvement
  • les exercices de gratitude, de pardon, de remerciement et d’amour avec la méthode Ho’oponopono que je trouve simplement fantastique
  • la marche pour me reconnecter avec la beauté de la nature

hooponopono

J’ai encore beaucoup de choses à apprendre, c’est pour cela que je prendrai un immense plaisir à lire tous les articles de mes amis blogueurs qui ont de leur côté réfléchi à la problématique du lâcher prise.

 

 

 

 

Commentaires (14)

  1. Ned

    La logique du symptôme 1 et 2 de Laurent DAILLIE remet à plat les raisons que notre cerveau archaïque développe pour nous garder en vie qui ne vont pas toujours dans le sens ou notre “raison” VOUDRAIT” !
    Il fait les liens dans le tome 2 vers les peurs de “lAutre” (avec un grand A ) et des éventuelles sanctions que l’on craint ou que l’on a subit ou que …
    Une mine de découvertes pour se remettre à jour !
    … et en route .
    Bonne guérison Éliane ☺

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  2. Aline

    Ben ce qui me fait mal Eliane, c’est quand tu écris :
    “sur les émotions négatives…en m’excusant : pourquoi t’excuser, à qui dois-tu des excuses pour éprouver des mouvements intérieurs qui sont naturels et humains : tu ne dois d’excuses à personne : les émotions fluctuent, elles oscillent entre le plus et le moins, parce que nous sommes humains.

    Il n’y a rien non plus à pardonner : les émotions négatives, juste s’autoriser à les ressentir : si elles sont là, c’est qu’il y a une raison, ou pas. La joie arrive de la même façon. Un animal se pardonne-t-il pour avoir aboyé, gueulé, mugi, rugi. C’est instinctif. Ce qui est mauvais, c’est de coincer dans une émotion négative et de tournicoter à l’intérieur en agitant son mental. Ca oui !
    Mais vouloir absolument transformer le négatif en positif, n’est-ce pas aussi un désir de maîtrise ?

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    1. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

      Merci Aline, tu as entièrement raison. Tu vois, j’ai encore besoin qu’on m’explique plein de choses. “Juste s’autoriser à les ressentir”, d’accord mais quand je dis “désolé, pardon, merci, je t’aime” à ces émotions négatives ou autres, elles s’envolent, rien ne coince, tout devient fluide. Je les ressens, je les accepte, je les oublie. C’est ça que j’apprécie. Merci pour ton commentaire. J’aime ces échanges. C’est ce qu’on ressent quand on est en consultation avec toi.

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  3. Aline

    Je ne connais pas cette technique : mais l’autre jour par exemple, j’ai ressenti une angoisse diffuse. J’en avais ressenti d’autres que j’avais laissé passer et là, je me suis dis non : “consent à ressentir pleinement”. Ce que j’ai fait : ce n’était pas agréable, ça m’a duré tout l’après-midi : c’était localisé dans mon coeur, sans explication, et soudain c’est descendu dans le plexus puis dans le ventre où peu à peu, ça s’est évaporé. Et ensuite des prises de conscience sont venues, pas agréables, mais salutaires.
    Je ne connais pas la technique dont tu parles, mais il me semble que quand on dit “désolé pardon…”, on prend de la distance avec ce qu’on éprouve, on est dans la pensée et plus dans le ressenti. Et il y a le jugement que ce qu’on éprouve n’est pas juste puisqu’on éprouve le besoin de dire “désolé, pardon…”

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    1. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

      Vas sur ce lien peut-être, cela sera peut-être plus parlant.

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  4. Aline

    Ah, j’avais pas vu la vidéo. Oui,je comprends mieux. Mais c’est quand même l’ambition d’effacer tout ce qu’il y a de désagréable dans la vie, alors que nous attirons à nous des évènements pas toujours agréables, mais qui sont là pour nous faire travailler intérieurement pour évoluer. Car nous ne sommes pas que des pensées : une pensée est plate, et nous avons de l’épaisseur par nos émotions, ressentis, affects, instincts…. Ce avec quoi travaillent les rêves.
    Oui ce sont bien les prises de conscience elles-même qui provoquent des changements qui peuvent être spectaculaires : on peut les faire de le cadre de cette méthode ou pas : bon, si cela permet de comprendre que la prise de conscience est transformatrice, pourquoi pas.
    Le danger de la méthode, de toute méthode, c’est le systématisme : vouloir tout résoudre avec.

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    1. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

      Et oui, on a tendance à trop souvent attendre la méthode miracle.

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    2. Ned

      Voilà une “MANIE” bien occidentale (certes elle nous à bien été inculquée par nos “éducateurs” !) c’est de TRAVAILLER …
      NON, nous sommes ici pour ÊTRE et nous AIMER nous même (et ce n’est pas le plus facile (!)
      Travailler SUR SOI ce n’est plus de l’amour c’est de la haine, de l’acharnement thérapeutique !
      Quand on est dans l’AMOUR de son être profond et que l’on en prends le plus grand soin alors tout deviens possible et Ça déborde aussi vers les autres, c’est le message qui a été transmis par tous les grands “Sages (! )”.
      Mais notre société d’aujourd’hui, celle que nous voulons transmettre (souvent de force) à nos enfants )et ceux des autres) est une société de travailleurs au service … de qui au fait ?

      Bonne journée de découverte du lâcher prise !

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  5. Aline

    Mais, puisque la vie nous remet toujours face aux situations que l’on n’arrive pas à dépasser, justement pour nous permettre de le faire et bien, il vaut mieux trouver enfin comment le faire plutôt que de se pardonner de rencontrer encore cette situation, voilà : ça n’a rien à voir avec l’acharnement thérapeutique et c’est justement l’amour de soi qui va pousser à trouver cette fois comment s’y prendre différemment !!!

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    1. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

      C’est vrai. Merci d’avoir développé ta pensée jusqu’au bout. Il est vrai qu’effacer n’est pas solutionner.

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    2. Ned de http://mabouillotte-et-mondoudou.over-blog.fr

      Merci Aline de nous ramener à la VIE qui nous ramène à la notre !
      Ma réaction était principalement à cette “mode” de travailler sur soi et j’ai écrit “manie occidentale” par réaction !
      J’aime bien l’idée d’Héliane qu’effacer n’est pas solutionner.
      Bonne journée pleine d’amour à tous et toutes.

      Qui un jour parlera de ceux qui partage et accompagne les malades au jour le jour, conjoint, enfants ?

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  6. Aline

    Oui, c’est parfois ce qui me manque, d’expliquer ma pensée au bout. Là, vous m’avez forcé à préciser : merci à vous Eliane et Ned !

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  7. Aline

    Oui, je trouve aussi qu’effacer n’est pas solutionner est une magnifique formule qui sonne bien !

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    1. Eliane HEBERT (Auteur de l'article)

      Merci Aline. Tu m’as permis d’accoucher la formule…

      Répondre

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