Traitements

Soins palliatifs

Prochaine étape : une hospitalisation de quelques jours en soins palliatifs pour équilibrer le traitement contre la douleur.

Eliane

J’ai cru au mirage de la chimio. J’ai accepté une 2e ligne de chimio. Cela s’est révélé catastrophique : 2 semaines encore plus difficiles. J’ai tout stoppé. J’arrive tout juste à retrouver un peu le sourire et de l’énergie.

Que s’est-il passé depuis mon dernier article ?

Une scintigraphie cardiaque avant chimio : nouvel examen pour moi. On injecte un traceur radioactif pour obtenir une belle imagerie.

scintigraphie

Bilan : un cœur nickel, je suis apte à résister à la dose de doxorubicine…

Le 26 janvier : première et dernière cure de la 2e ligne de chimio… Une chimio agressive aux effets secondaires dévastateurs qui pouvait me détruire le muscle cardiaque… Une aberration, comment ai-je pu accepter cela ?

En vidéo :

2 semaines de douleurs, de pleurs… La preuve qu’on a toujours envie d’y croire. Mais pas de problèmes, on a encore d’autres molécules sous le coude, je peux faire mon marché : navelbine, xeloda ou encore eribuline…

J’ai l’embarras du choix. STOP….

Je suis vraiment fatiguée de tous ces traitements. Pourtant, il faut bien traiter cette douleur qui m’épuise, cet étau qui m’emprisonne la poitrine et qui me fait tant souffrir.

C’est pourquoi, j’ai accepté cette hospitalisation de 3 à 4 jours en soins palliatifs pour équilibrer mon traitement contre la douleur, pour me permettre de mieux supporter mon quotidien et de pouvoir faire encore de belles choses.

Est-ce que je vais encore tenter des choses ou vivre le temps qu’il me reste le mieux possible ?

16 fév 2016

Radiothérapie : comment s’y préparer ?

Aujourd’hui : consultation et scanner en vue de mes futures séances de radiothérapie

L’attente a été longue pour rencontrer le radiothérapeute, j’ai été à deux doigts d’abandonner.

Et je pense que le mot PATIENCE sera au rendez-vous d’un de mes prochains articles de mon défi 30 jours.

radiotherapie

Bon m’y revoilà… Alors que je pensais ne plus jamais refaire de radiothérapie.

Avec le cancer, c’est tellement compliqué qu’on ne peut pas dire franchement “plus jamais”.

Comment faire pour stopper une tumeur qui progresse à grands pas ?

J’ai cherché et je n’ai pas spécialement trouvé. J’ai changé mon alimentation, j’ai arrêté mon travail. J’ai pris et je prends des compléments alimentaires. Pour l’instant, rien n’y fait. Alors j’accepte de passer de nouveau par la case radiothérapie.

D’autant plus, que le radiothérapeute m’a fait remarquer que la dernière fois, la radiothérapie a bien stoppé la progression de la tumeur irradiée.

Alors, j’y retourne, malgré des effets secondaires qui peuvent être là aussi très douloureux. J’ai mis plusieurs mois à récupérer. J’ai “jeûné” presque malgré moi. Car les rayons ayant touché mon œsophage, j’ai été dans l’impossibilité d’avaler quoique ce soit pendant plus d’une semaine, j’ai perdu plus de 10 kg en 15 jours, j’étais complétement déshydratée avec de grosses douleurs.

D’où l’importance de bien se préparer.

scan

Après la consultation, j’ai eu un scanner de repérage afin de me préparer à recevoir 10 séances de 15 Gy (Gray). Il y a une diminution de moitié pour la dose de rayons par rapport à la radiothérapie reçue en janvier-février 2014.

On voit le travail du neurochirurgien et le pack de la chambre implantable au niveau de ma clavicule droite.

Alors comment bien s’y préparer pour faire face aux effets secondaires inévitables puisque cette fois-ci, l’estomac (bas de l’estomac) et les intestins risquent d’être partiellement touchés. Car 3 vertèbres seront irradiées (D12, L1 et L2).

Au niveau des muqueuses :

La radiothérapie peut provoquer une inflammation des muqueuses et là en l’occurrence, le système digestif va être aux premières loges.

  • Bien s’hydrater
  • Bicarbonate de sodium en petite dose tous les jours
  • Magnésium : je vais boire aussi régulièrement du chlorure de magnésium
  • Alimentation basique pour enrayer la prolifération des candida albicans
  • Probiotiques
  • Hydrothérapie du côlon
  • Anticiper les problèmes de constipation

Il va falloir adopter ces principes pendant plusieurs semaines car des effets secondaires tardifs peuvent apparaître plusieurs mois après les traitements.

Au niveau de la peau :

Les rayons peuvent provoquer des réactions, de la rougeur du type coup de soleil à l’apparition d’un érythème plus sévère.

  • Utiliser des savons sur-gras (moi j’ai adopté le savon d’Alep)
  • Après traitement, j’appliquerai ma crème à base de souci.

Mes séances débuteront mardi.

À très bientôt pour le suivi de mon traitement…

12 déc 2015

Métastase osseuse et chirurgie

Voilà mon compte rendu d’opération, d’hospitalisation et post opératoire de la chirurgie de la lombaire L1 touchée par une métastase osseuse.

La douleur était telle, les images du scanner et de l’IRM montraient une belle dégradation, qu’il était nécessaire d’agir. L’opération a été réalisée le 19 novembre 2015. Le pronostic vital n’était pas engagé mais cela compromettait terriblement mon autonomie. Et à court terme, c’était la paralysie et la perte des sphincters… Rien de très réjouissant.

chirurgieMétastase osseuse en progression :

 

Voici en quelques images la progression de la lombaire L1 avant l’opération.

La métastase osseuse au niveau de la lombaire L1 progressait rapidement, les douleurs étaient telles que je ne pouvais plus marcher. Il est important d’intervenir avant un risque neurotoxique.

 

Choix de l’opération :

Il est prouvé actuellement que le choix d’une chirurgie avant radiothérapie pour décompresser la moelle épinière, peut éviter les troubles neurologiques. Alors j’ai accepté les bénéfices-risques de l’opération. La progression de la tumeur a été tellement rapide que je ne voyais pas comment m’en sortir autrement malgré tout ce que j’avais pu mettre en place.

L’opération a duré près de 4 heures, bravo au chirurgien qui a tenu le coup. J’étais sa 4e et dernière patiente opérée du jour. Il est sorti du bloc vers 20h30. Ce n’est pas rien. Je me rends compte de la qualité de son geste.

Cela a commencé par une laminectomie, bref on coupe ce qui peut être enlevé.

Ensuite, il a injecté du ciment avec la cimentoplastie au niveau de la fracture pour consolider le mur postérieur.

Puis on consolide l’ensemble avec des tiges et vis en titane. C’est la pose d’une sorte de pont qui s’appuie sur les vertèbres D12 (dernière dorsale) et L2 (seconde lombaire).

chirurgie2

Voilà l’image du scanner de contrôle qui a été pris pendant l’opération, le fil que l’on aperçoit, c’est le drain. Pour moi, j’ai dû mal à voir le ciment, la masse noire peut-être au milieu.

Vidéo post opératoire :

 Et ensuite :

Il reste les soins infirmiers, à enlever les 22 agrafes, reprendre doucement la marche, augmenter doucement les parcours. Puis le 2 décembre à Curie, j’ai rendez-vous avec mon oncologue pour savoir quand on programme la radiothérapie. Cette fois, transport en ambulance, couchée car pour l’instant, pas de voiture pendant un bon mois.

cicatrice

Belle cicatrice, tout est bien sain. C’est vraiment du bon travail.

 

Un grand merci à tous pour vos témoignages d’amitié et de soutien…

 

 

 

 

 

27 nov 2015

Opération chirurgicale en vue

Retour sur une journée bien chargée…

Pas le temps de faire une vidéo… Trop de douleurs…Trop fatiguée…

Et puis il y aura une suite demain : IRM en urgence, date de l’opération, rendez-vous avec l’anesthésiste…

Comme les médicaments commencent à faire effet, je peux me permettre d’écrire cet article rapidement.

2 photos pour expliquer la situation et pourquoi, j’ai accepté l’opération.

operation1operation2L1 en rouge qui part dans le canal rachidien.

À gauche : scanner d’octobre

À droite : scanner de juin (encore acceptable)

On aperçoit aussi sur le scanner de gauche D 10 et D9 qui sont aussi touchées par le cancer.

La tumeur progresse sur la moelle épinière à la vitesse grand V et le corps vertébral est entrain de se fracturer.

Il faut consolider la vertèbre d’urgence.

Puis ensuite intervenir sur la tumeur, certainement par radiothérapie.

C’est pourquoi, j’ai donné mon accord pour l’opération.

Les douleurs deviennent trop importantes. J’en suis là. Que faire ? Avoir le moral ? la foi ? boire des jus ?

Je n’ai pas beaucoup de temps devant moi.

Je suis obligée de prendre une décision. Et la décision, c’est l’opération.

Demain, je passe une IRM supplémentaire puisque le scanner date (1er octobre-4 novembre). On peut penser qu’au vu de la progression entre juin et octobre, cela ne s’est pas arrêté puisque mes douleurs s’intensifient.

Pas évident. Mais j’ai pris la décision d’opérer.

Résultats de l’IRM : le 7 novembre qui serviront au neuro-chirurgien pour le choix du type opératoire (impossibilité d’opérer par l’arrière)

Rendez-vous avec l’anesthésiste : le 13 novembre

Hospitalisation : le 18 novembre

Opération : le 19 novembre

 

04 nov 2015

Consultation de suivi en oncologie

La consultation de suivi avec mon oncologue s’est bien passée. On a pris le temps de discuter. Le compte rendu du scanner n’avait pas été validé. Je suis donc toujours dans l’attente officielle du résultat.

Voilà le résultat vient de tomber. Mon oncologue vient de m’appeler. Même si cela bouge légèrement au niveau des ganglions, il n’y a pas de réelle progression.

Mais cela se dégrade au niveau osseux. J’ai une fracture qui apparait au niveau des lombaires.

La pause tant espérée n’est pas encore au rendez-vous.

scanner

Mon dossier passera cet après-midi en commission avec des radiologues. Je suis susceptible de recevoir une proposition de radiothérapie et  de chirurgie (une injection de ciment).

Il est possible que cela change aussi au niveau de mon traitement. Du coup, j’ai arrêté l’hormonothérapie.

Ce n’est pas fini.

J’en saurai plus en début de semaine prochaine.

Je pense changer encore mon alimentation en supprimant vraiment un maximum de glucides en allant vers un régime cétogène et tenter le traitement du Docteur Laurent Schwartz.

J’ai commandé son livre “Cancer : guérir tous les malades”.

 

N’hésitez pas à consulter son blog “Cancer et métabolisme”.

 

02 juil 2015

Arrêt de la chimiothérapie : mise au point

Dans le cadre de mon défi-vidéo, voici ma vidéo sur “L’arrêt de la chimiothérapie : mise au point”.

Cela fait maintenant 8 mois que j’ai arrêté la chimiothérapie.

 À la fin du mois, je verrai  où en est le cancer.

Mais je tenais à faire une petite mise au point, cet arrêt volontaire de la chimiothérapie, il faut le prendre comme une pause.

Je ne suis pas guérie, le cancer continue à progresser.

On l’a vu au niveau des scanners de contrôle des mois de janvier et mars 2015.

Le cancer est toujours là. Je le sens dans les douleurs de mes dorsales et dans les sensations au niveau de la chaine ganglionnaire.

L’arrêt de ma chimiothérapie, c’est une décision que j’ai prise parce que j’avais besoin d’une pause.

C’était trop lourd pour moi.

Mais le cancer progresse toujours. Donc ne pas prendre cet arrêt comme la panacée, c’est une décision que j’ai prise et j’attends que mon corps reprenne le dessus. 

À l’heure actuelle, le cancer gagne du terrain. Il ne faut pas agir sur un coup de tête et arrêter votre chimiothérapie sous prétexte que vous avez vu sur internet des personnes qui le faisaient et qui avaient l’air d’être en pleine forme.

Oui je suis en pleine forme parce que j’ai une alimentation saine, que je continue d’avoir une activité physique régulière, que je fais attention à mon sommeil, que je gère au mieux mes émotions et mon stress.

Mais mon cancer est toujours là et il progresse.

Pour l’instant mon corps n’a pas gagné la bataille.

Je suis sous hormonothérapie depuis mars 2015.

J’ai arrêté mon travail pour me consacrer à ma lutte contre le cancer.

Mais je le répète, pour l’instant, rien n’est gagné.

Donc arrêter une chimiothérapie comme ça, cela n’a pas franchement de sens.

Pour moi, c’est une pause parce qu’elle m’était nécessaire.

J’ai conservé la chambre implantable si au besoin je dois de nouveau refaire des chimiothérapies.

Donc voilà, c’était une mise au point que je souhaitais faire.

Une mise en garde, on n’arrête pas une chimiothérapie sur un coup de tête.

Peut-être que dans 2 ou 3 mois, je serai obligée de reprendre une chimiothérapie.

N’hésitez pas à télécharger mon bonus “Mes premiers jus-santé”, si vous souhaitez recevoir mon actualité.

À très bientôt…

02 juin 2015

Mucites liées à la chimiothérapie ou à la radiothérapie

Dans le cadre de mon défi : 1 vidéo par jour. Comment se débarrasser de mucites liées à la chimiothérapie ou à la radiothérapie ?

Il faut savoir qu’une personne sur deux va développer lors de ses traitements des mucites douloureuses. Notre immunité étant affaiblie, le candida albicans va proliférer et sera à l’origine de nos nombreuses douleurs au niveau de notre bouche, de notre tube digestif et de nos intestins. Pour lutter contre ce problème, il va falloir adopter une hygiène bucco-dentaire très efficace : des bains de bouche à base de bicarbonate de sodium 1,4% à pratiquer 8 à 10 fois dans une journée. Il faut savoir que lorsque le flacon est ouvert, le produit n’a plus d’efficacité au bout d’une journée. Ne pas hésiter donc à répéter correctement ses bains de bouche et gargarismes dans la journée en prenant soin de garder pendant 30 à 60 secondes le produit en bouche avant de le recracher.

Après chaque repas ou absorption alimentaire, il faudra se brosser les dents avec une brosse à dents à soies douces (7/100 ou 10/100) pour préserver ses gencives et éviter de les faire saigner. Je vous conseille d’associer un dentifrice à l’argile verte et à la propolis proposé par la marque cattier idéal pour les gencives fragilisées.

J’ai connu un épisode extrêmement douloureux après des séances de radiothérapie au niveau de mes dorsales. L’œsophage a été touché.

13 mai 2015

Traitement par hormonothérapie

Lire

Voici mon podcast présentant mon traitement d’hormonothérapie après rechute. Vous pouvez l’écouter directement sur le blog en cliquant sur “play” ou le téléchargeant en cliquant sur “download” ou en faisant un clic droit ici puis enregistrer sous.

Transcription du podcast :

La Réunion de Concertation Pluridisciplinaire a opté pour un traitement d’hormonothérapie par inhibiteurs de l’aromatase. Je prendrai donc un comprimé de fémara ou létrozole tous les jours jusqu’au moment où cela ne sera plus efficace.

femara

 

Pourquoi les inhibiteurs de l’aromatase ? parce que

  • mes tumeurs sont hormonosensibles (œstrogènes 40%, progestérones 90%, HER2 négatif)
  • mon bilan hormonal indique que je suis ménopausée
  • je présente une rechute métastatique après chimiothérapie

 

Pourquoi bloquer l’aromatase ?

  • parce que c’est une enzyme qui permet la production d’œstrogènes par les glandes surrénales… et que les œstrogènes favorisent le développement des cellules cancéreuses.

 

Pourquoi me prescrire maintenant ces inhibiteurs et pas au début de mes récidives métastatiques ?

  • parce que l’objectif, c’est de prolonger ma survie par une succession de protocoles avec une alternance des thérapies.

 

Pour mon cas, j’ai déjà testé :

1.  La Chirurgie

2. La Chimiothérapie

3. La Radiothérapie

4. et maintenant c’est le tour de l’Hormonothérapie…

 

 

Et on peut continuer jusqu’à épuisement du stock… On me le répète assez, on ne guérit pas du cancer, on prolonge la survie des patients pour les cancers invasifs et métastatiques.

 

 

ATTENTION : on peut guérir du cancer quand celui-ci est in situ, c’est-à-dire quand les cellules cancéreuses n’ont pas migré dans un autre organe.

 

 

C’est pour ça qu’il est important de continuer et de maintenir un programme anti-cancer avec :

  • une alimentation saine
  • une activité physique régulière
  • des pensées positives
  • une hygiène intestinale
  • un sommeil réparateur
  • une prise en charge des émotions par différentes techniques…

zenarbreVoilà, c’est reparti… Je l’espère pour un bon bout de temps… et sans trop d’effets secondaires…je croise les doigts…

25 mar 2015