Cancer

Ma chimiothérapie au jour d’aujourd’hui…

Hier, j’ai eu ma séance de chimiothérapie…Cela va faire bientôt 1 an de traitement…

Rien de comparable avec les débuts (j’y reviendrai dans un prochain article) :

  • 7 mois TAXOL (J1, J8, J15) + AVASTIN (J1, J15) puis une semaine de pause
  • 4 mois d’AVASTIN seul (J1, J15)

01 mai 2014

Comment lutter contre la fatigue liée au cancer ?

La fatigue liée au cancer est une fatigue persistante et paradoxalement le repos n’y fait pas grand chose.

Et contrairement à ce qu’on pourrait penser le repos seul ne soulage pas ma fatigue. Quand j’arrive à avoir une activité, je me sens mieux. Cela ne m’empêche pas de faire des siestes quand le besoin se fait sentir. Comme aujourd’hui, j’ai dormi 2 heures (j’avais mal partout, à la tête, j’avais froid) je me suis levée, le mal de tête était toujours là, j’ai pris un doliprane et j’ai décidé de sortir, de marcher malgré la pluie. Bien couverte, mon parapluie en main, je me suis appliquée à faire mon petit circuit, j’ai même agrandi le parcours car au fur et à mesure je me suis sentie de mieux en mieux, j’ai pris du plaisir à me promener : l’air frais et humide m’a revigoré, les odeurs des fleurs et de la terre m’entouraient, j’ai passé un bon moment.

C’est pourquoi, je m’astreins à marcher un peu tous les jours. J’ai même l’impression de regagner en vigueur et en vitalité.

Et dans ma semaine, je m’organise :

  • à suivre 2 cours de yoga
  • à nager 1/2h à la piscine avec une amie
  • à marcher tous les jours entre 1/2h et plus, voir beaucoup plus…

Donc en résumé pour lutter contre cette fatigue liée au cancer :

  • avoir une alimentation saine et riche en jus frais de légumes et de fruits (premier principe)
  • avoir des activités physiques régulières (la marche pour commencer : c’est super…le yoga, le qi qong, le tai chi, la piscine…)

Et vous que faites-vous pour lutter contre cette fatigue ?

01 mai 2014

Rôle de l’alimentation dans la formation d’un cancer

J’essaie de comprendre pourquoi à 50 ans, j’ai développé un cancer.

 

Décembre 2011 : je sens une grosseur dans le sein droit…consultation, mammographie, échographie…

Résultats : ce n’est pas bon du tout, on passe à la biopsie…On décide d’opérer.

 

Avril-mai 2012 : double mastectomie, on analyse les ganglions sentinelles…Tout va bien.

 

Mais 1 an après…

Avril 2013 : récidives ganglionnaires et métastases osseuses.

Pourquoi moi, Docteur ?

Pas d’antécédents familiaux

  • Je ne bois pas, je ne fume pas
  • Je ne prends plus la pilule depuis 20 ans
  • J’ai allaité mes deux enfants
  • Le même conjoint depuis 30 ans

Alors POURQUOI ?

D’accord 7 ans de stress au travail mais ce n’est pas suffisant comme explication. Cela n’a pas certainement arrangé le processus de cancérisation. L’explication doit être ailleurs. Alors d’où vient le problème…

On sait que dans le processus de la formation d’un cancer, les facteurs alimentaires jouent un grand rôle :

soit comme INITIATEURS

soit comme PROTECTEURS

Et dans mon cas, pour la première partie de ma vie mon régime alimentaire a été le terreau de mon cancer : par une consommation excessive de produits laitiers (1 litre de lait par jour + fromages + beurre), de protéines d’origine animale (viande rouge à tous les repas) de graisses saturées et de sel.

Même si je n’étais pas en sur-poids…j’ai toujours fait le yoyo entre 62 et 70 kg pendant des années, sachant que je mesure 1m70.

Je n’étais pas non plus une grande sportive…. La vie sédentaire d’une citadine me convenait très bien.

 

Et cette alimentation dite “moderne” faite de conserves, de plats surgelés, d’utilisation systématique de la cocotte-minute , de poêle, de grill a appauvri mon corps, diminuant la capacité de mes cellules à se défendre. J’étais devenue carencée en nutriments essentiels… D’ailleurs je ne donnais plus mon sang, j’étais constamment en manque de fer.

 

27 avr 2014

Guérir oui, mais comment ?

L’objectif, c’est guérir et pourtant on nous le répète…on ne guérit pas du cancer. On le contient.

On parle de survie à 5 ans, à 10 ans…

Mais comment vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de notre tête ?

Nous serons combien dans 1 an ? dans 2 ans ? dans 5 ans ?

Sommes-nous capables de nous prendre en mains, de changer, de faire des efforts ?

Notre entourage est-il capable de nous soutenir, d’accepter les changements ?

Car pour obtenir des résultats...je ne parle pas encore de guérir mais pour mieux vivre…il va falloir changerCHANGER…sa façon de voir les choses, de vivre, ses habitudes…

En janvier 2014 : quand on m’a rajouté de la radiothérapie en plus de la chimiothérapie, j’ai décidé de changer véritablement mon alimentation, de travailler vraiment mon hygiène de vie, de faire des lavements rectaux tous les jours voir deux fois par jour, d’établir un véritable programme d’action, de m’engager…Et là,  j’ai obtenu pour la première fois des résultats.

C’est ce que je vais tenter de vous expliquer…en vous parlant :

  • d’agir : en changeant son alimentation
  • de persévérer : car il faut du temps
  • de se prendre en charge dans plusieurs domaines : physique, psychologique, affectif et créatif

 

Car pour guérir, il est nécessaire que tous ces besoins retrouvent une situation d’équilibre.

12 avr 2014

Le cancer a changé ma vie

Mars 2012, j’ai 50 ans. Dans un mois, on m’enlèvera le sein droit et un bout du sein gauche. Après 28 ans de vie commune, mon compagnon et moi nous décidons de nous marier pour le pire et le meilleur. Le meilleur est derrière nous…Le pire est devant nous.

Ce n’est pas vraiment ce que j’avais envisagé. Oui, 28 ans de bonheur…C’est déjà pas mal…. Oui j’ai eu une vie jusque là heureuse…un compagnon merveilleux, deux beaux enfants, un travail que j’aime…Mais j’avais espéré pour la seconde partie de ma vie, autre chose…une seconde lune de miel avec des enfants élevés, les prêts remboursés…bref un peu plus de liberté pour nous aimer. Mais pas ce tsunami…

Avril 2012 : mastectomie du sein droit et tumorectomie du sein gauche…Bilan après opération..je vois la tête du chirurgien…j’ai compris… Il faudra aussi retirer le sein gauche.

Mai 2012 : mastectomie du sein gauche. Voilà j’ai 50 ans, je suis mariée, je n’ai plus de seins…On peut le dire, dans une vie de femme, cela ne compte pas pour rien. Et le couple prend malgré tout, une grosse claque. Bon, on va faire avec mais ce n’est plus vraiment pareil.

Juin 2012 : ma mère décède…92 ans…une vie bien remplie…une mère aimante. C’est dur mais au moins, j’ai pu l’accompagner. Ma maladie m’a permis d’être là à ses côtés. Mon père lui est toujours là et il est formidable. Il me dit : “Tu as déjà perdu ta mère, je vais tout faire pour que tu ne perdes pas ton père.” Oui, j’ai besoin de toi, papa. Je t’aime.

Je reprends le travail. C’est vrai, on m’a tout retiré…Maintenant on guérit du cancer du sein. J’y crois. On me propose une reconstruction…Non merci…Je suis redevenue une jeune fille et c’est très bien comme ça. Une poitrine, cela pèse et là je me sens légère. Oui, j’ai repris mon travail mais je me sens hyper fatiguée…Normal me dit-on, après ce que j’ai vécu.

Avril 2013 : bilan tout va bien madame…Revenez dans un an…Trois jours après, le dimanche midi, repas de famille, une brusque douleur au niveau de l’aisselle droite…je mets ma main et là je sens une grosseur…je blanchis…je ne dis rien… Le lundi, je téléphone en catastrophe à mon médecin, il m’arrête, examens, bilan : récidives ganglionnaires et osseuses

Mai 2013 : là on repart sur un tout autre protocole. Le travail, on oublie pour l’instant. On pense à soi…on doit penser à se soigner…

Chimiothérapie programmée : 3 semaines de traitement, 1 semaine de pause…1 scanner tous les deux mois… Et je pose la question jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que la maladie reprenne le dessus ou que je ne supporte plus ce traitement…Ouah!!! Ce n’est pas gagné…

D’autant plus que sur une semaine, c’est 4 jours de douleurs, de pleurs… 4 jours au fond du trou, la journée : le sourire, la nuit : les larmes. Et 3 jours à peu près corrects..Alors on oublie que l’on a eu mal. On essaie de vivre pleinement, d’y croire.

Alors, je fais plein de recherche, je lis, j’apprends..Merci internetCela a changé ma vie. J’ai changé…J’y crois…Je suis toujours en vie et en traitement. Mais je vais bien et je vais essayer de vous raconter cela

12 avr 2014